Gabonreview : Pouvez-vous revenir sur l’actualité de la CPG ?

Nous continuons à mener de front les chantiers prioritaires. L’un des plus capitaux est celui relatif à la diminution de la dette intérieure. Nous avons engagé des discussions dans un cadre de la réflexion qui nous permet de voir un tant soit peu la reconsidération des dettes. Nous avons obtenu un premier règlement et nous sommes en train de réfléchir sur les voies et moyens de pouvoir continuer à avoir des règlements, notamment sur le crédit de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui n’est pas remboursée. Ce chantier est tout aussi prioritaire dans la mesure où il va restaurer la confiance entre les opérateurs économiques et les entreprises budgétaires.

Par rapport au thème de la diversification de l’économie gabonaise, quelles sont les actions menées par la CPG dans ce sens ?

Tout récemment, nous avons participé aux assises nationales sur la fiscalité. A cette occasion, nous avons réitéré notre volonté d’avoir une fiscalité en phase avec la diversification de l’économie. Il s’agit de mettre en place des mécanismes de soutien, pour que nous ayons des entreprises qui puissent voir le jour avec des encouragements, notamment les Petites et moyennes entreprises (PME) dont le régime fiscal existe, sans que l’application ne soit automatique. Nous avons donc indiqué notre volonté de mettre en place des mécanismes qui seraient de portée immédiate pour encourager les opérateurs économiques dans la diversification, en les dispensant par exemple d’impôts, afin que ces économies puissent être réinvesties dans la productivité de l’entreprise. Nous avons également suggéré des mécanismes de mobilisation de l’épargne pour encourager le financement de l’économie, c’est-à-dire qu’il sera question de devis fiscaux pour faire en sorte que cette épargne soit disponible sur l’économie gabonaise.

Quels sont, selon vous, les nouveaux secteurs porteurs pour le privé dans l’économie gabonaise ?

Personnellement, je mettrai en avant le secteur des services avec le déploiement accru de la connexion internet, aussi bien à Libreville qu’à travers le pays. J’ajouterai également la santé, et le tourisme d’affaires qui mérite beaucoup plus d’attention. D’autant plus qu’en ce qui concerne ce dernier, l’espace Cemac dispose d’un cadre propice à son développement.